Ce que disent les guides publics
Un guide publié en 2013 par la Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement (Dihal) décrit ces situations. Il cite un médecin selon lequel le signe le plus évident est que ces personnes ne demandent rien. Il rappelle aussi que l'accumulation et la négligence du logement peuvent avoir plusieurs causes, et qu'il faut les distinguer.
Seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic. Vous n'avez pas à le faire vous-même, et nous ne le ferons pas non plus. Votre rôle consiste d'abord à alerter les bonnes personnes.
Ce qu'il vaut mieux éviter
Votre inquiétude est légitime, mais deux réflexes risquent d'aggraver la situation :
- Vider le logement par surprise, en l'absence de votre proche ou contre son avis. Il s'agit de son domicile et de ses affaires.
- Agir seul sur la durée, sans professionnel de santé ni travailleur social à vos côtés.
Le guide de la Dihal insiste sur un point : le plan d'action doit rechercher, autant que possible, la participation de la personne. Un rangement imposé ne règle pas ce qui a conduit à l'accumulation.
À qui s'adresser dans l'Hérault
Plusieurs interlocuteurs publics peuvent vous recevoir ou vous orienter :
- Le médecin traitant de votre proche reste le premier contact, si la personne en a un.
- Le Dispositif d'Appui à la Coordination de l'Hérault (DAC 34) propose information, orientation et appui aux situations complexes. Son site indique une prise de contact par téléphone, par courriel ou par fiche de demande d'appui.
- Le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de la commune peut vous orienter. À Montpellier, il accueille toute personne de manière inconditionnelle, avec un Point d'Information et d'Orientation Seniors au 04 99 52 77 99.
- Si un danger immédiat existe, appelez les secours.
Dans une autre commune de l'Hérault, le CCAS ou la mairie vous dira qui contacter.
Quand la personne ne peut plus décider seule
Si l'altération des facultés de votre proche est constatée médicalement, une mesure de protection peut être envisagée. Service-Public présente par exemple la curatelle, ordonnée par un juge, où un curateur assiste la personne dans les actes importants. Cette démarche est sérieuse et relève du juge. Parlez-en au médecin ou à un travailleur social avant de vous lancer.
Une telle mesure change aussi la façon de décider du vidage : vous devrez savoir qui a le droit de donner son accord.
Préparer le moment du débarras
Lorsque le suivi est en place et que votre proche, ou son représentant, accepte le principe, le logement peut être abordé. Nous vous conseillons alors de :
- décider avec la personne de ce qui doit absolument rester ;
- sécuriser d'abord les papiers, les médicaments, l'argent et les souvenirs ;
- prévoir ce qui se passera ensuite, pour éviter que l'accumulation ne reprenne seule et sans suivi.
Un calendrier progressif peut convenir mieux qu'une intervention d'un seul bloc. Le soignant ou le travailleur social saura vous dire ce qui convient à votre proche.
Ce que nous pouvons faire, et ce que nous ne faisons pas
Nous traitons le débarras : le tri, l'évacuation, puis le nettoyage et le dépoussiérage en fin de chantier. Le syndrome de Diogène fait partie des situations que nous prenons en charge, et notre grille prévoit une majoration pour l'insalubrité, publiée sur notre page sur le prix d'un débarras.
Nous ne soignons personne, et nous n'annonçons ni désinfection, ni protocole sanitaire, ni lien avec des services sociaux. Si le logement demande un traitement particulier, nous vous le dirons lors de la visite, et un devis sur mesure pourra être établi pour un nettoyage. Dans le cas où la personne est décédée, notre page sur le nettoyage après décès vous sera plus utile.